Le self-leadership

Se conduire soi-même avant de conduire les autres.

Qu’est-ce que le self-leadership ?

Le self-leadership est la capacité à orienter volontairement ses pensées, ses émotions et ses actes vers ce que l’on a choisi, plutôt que de les laisser dicter par l’habitude, la pression ou l’humeur du moment. C’est la compétence qui rend toutes les autres utilisables.

Le terme a été introduit par le chercheur américain Charles Manz au milieu des années 1980, pour décrire le processus par lequel une personne établit sa propre direction et entretient la motivation nécessaire pour la tenir. Là où le leadership classique s’intéresse à l’influence exercée sur les autres, le self-leadership commence un cran plus tôt : par l’influence que l’on exerce sur soi.

La distinction n’est pas théorique. On peut diriger une équipe sans s’être jamais demandé qui avait choisi la direction que l’on poursuit. C’est précisément là que le self-leadership intervient.

Ce que le self-leadership n’est pas

On le présente souvent comme une version musclée de la discipline personnelle. C’est une réduction commode, et fausse. La discipline exécute ; le self-leadership décide. On peut être extrêmement discipliné au service d’un objectif que l’on n’a jamais choisi — c’est même la situation la plus courante.

Ce n’est pas non plus de la pensée positive, ni un travail sur la confiance en soi pris isolément. C’est un travail de direction : savoir où l’on va, pourquoi, et ce que l’on accepte de ne pas faire pour y arriver.

Les quatre piliers

Le self-leadership se travaille par quatre portes d’entrée. Elles se renforcent mutuellement, mais elles s’acquièrent dans cet ordre : chacune rend la suivante praticable.

Je me vois

Observer ses faits et ses automatismes sans se raconter d’histoire.

C’est le pilier de départ, et celui qu’on saute le plus volontiers. Se voir n’est pas s’analyser : l’analyse produit des explications, souvent flatteuses, là où l’observation produit des faits, souvent inconfortables. Tout le reste s’appuie sur la justesse de ce regard.

Je me choisis

Décider ce qu’on ne fera pas, et s’autoriser à le tenir.

Se choisir n’est pas se préférer aux autres : c’est cesser d’être la variable d’ajustement automatique de toutes les situations. La plupart des gens savent déjà ce qu’ils devraient arrêter. Ce qui manque n’est pas la lucidité, c’est l’autorisation.

Je me réalise

Transformer une intention en actes visibles et datés.

C’est le pilier où les bonnes résolutions deviennent des preuves — ou pas. Une intention sans date ni trace reste une intention. La question n’est jamais « est-ce que j’y crois » mais « qu’est-ce qui, cette semaine, montrera que c’est vrai ».

Je me régule

Faire redescendre l’intensité sans nier l’émotion.

Réguler n’est pas réprimer : c’est lire l’information que porte l’émotion, puis choisir sa réponse plutôt que de la subir. C’est ce pilier qui décide si les trois autres tiennent sous pression.

Vous voulez savoir où vous en êtes sur chacun des quatre piliers ?

Faire le test d’auto-évaluation

Par où commencer

Il n’y a pas d’ordre imposé, mais il y a un principe : commencer par observer avant de vouloir corriger. Les ressources ci-dessous sont classées de la plus légère à la plus engageante.

Se faire accompagner

Le travail en autonomie a une limite : on ne voit pas ses propres angles morts. C’est la raison d’être de l’accompagnement.

Le coaching individuel s’adresse aux personnes qui veulent avancer sur leur propre trajectoire. Les formations en entreprise déploient la même approche à l’échelle d’une équipe ou d’une organisation.

Zakaria Berrad Assistant de prise de rendez-vous